Pédagogie
La pédagogie respecte les principes de l’éducation non-formelle et s’inspire de l’éducation nouvelle, courant pédagogique qui défend le principe d'une participation active des individus à leur propre formation. L'apprentissage, avant d'être une accumulation de connaissances, doit avant tout être un facteur de déploiement de la personne. Pour cela, il faut partir des centres d'intérêt des jeunes et s'efforcer de susciter l'esprit d'exploration et de coopération : c'est le principe des méthodes actives. L’objectif est une éducation globale, accordant une importance égale aux différents domaines éducatifs : intellectuels et artistiques, mais également physiques, manuels et sociaux. L'éducation nouvelle s'inspire d'une longue tradition de pédagogues (Dewey, Freinet, Decroly, Montessori, Summerhill).
La pédagogie active (Adolphe Ferrière) a pour objectif de rendre l'apprenant acteur de ses apprentissages, elle est basée sur la confiance dans les ressources propres à chacun et un apprentissage à partir du réel et du libre choix des activités. L'apprentissage de la vie sociale est essentiel, le respect de l'enfant implique qu'il soit partie prenante des règlements qui régissent sa vie. Il en résulte la nécessité de passer de méthodes frontales (type cours magistral) à des méthodes constructivistes habituant l'apprenant à construire son savoir lui-même, seul ou en groupe. Jeunesse et Non-violence développe des projets et participent aux activités et formations organisées dans le cadre du programme jeunesse européen. Les membres de Jeunesse et Non-violence participent à des activités et à des formations et à des réflexions et débats sur l’éducation à la Non-violence, la relation, la médiation et la gestion des conflits.
Notre conception de l’éducation :
Nous donnons de l’importance à la responsabilisation du jeune, il faut encourager sa capacité à l’autonomie et à l’autogestion et développer la collaboration au sein d’une équipe et la coopération. Nous voulons apprendre aux jeunes à exprimer et à argumenter leurs idées propres, encourager la créativité. Le jeune doit être acteur de sa formation, la théorie se construit à partir de l’expérience et de l’expérimentation, nous aidons les jeunes à réaliser leurs propres projets. Nous encourageons le jeune à vivre et à développer sa propre identité et à l’affirmer au sein d’un groupe composés de jeunes d’identités culturelles, sociales et religieuses diverses. Nous organisons des activités éducatives non compétitives et non éliminatoires, des activités dont les objectifs sont la coopération et la solidarité. Nous partons du principe que « l’être et la relation sont essentiels et que de faire est complémentaire mais secondaire », c’est le droit : « d’exister pour vivre et non d’exister pour produire ».
Ce qui est essentiel au niveau pédagogique et relationnel, c’est que les formateurs utilisent leurs compétences pour mieux diriger la dynamique des échanges mais la théorie nous la construisons ensemble à travers le partage du vécu de chacun. L’atelier est un moyen pour trouver des réponses à des questions pratiques en lien à notre vie réelle. Nous partons du principe d’apprendre les uns des autres, la théorie élaborée ensemble est construite à partir de la confrontation des expériences et cela lui donne une valeur authentique et profonde. Le rôle de l’éducateur est avant tout d’accompagner le jeune et de lui donner les moyens de se construire et d’exprimer sa propre personnalité. Son rôle n’est pas de le faire rentrer dans un moule, mais de lui donner les repères pour l’aider à s’exprimer en tant qu’individu et fonder ses propres valeurs. L’éducateur encourage son esprit critique et sa capacité de discerner par lui-même, de faire des choix et de prendre des décisions. Il n’impose pas ses valeurs ni ses méthodes, il les vit d’abord pour lui-même et le jeune est libre de s’en inspirer ou non.
La relation entre l’éducateur et le jeune passe par le respect mutuel. Les modes de relation à éviter sont la pression physique ou psychologique, le chantage, l’intimidation, la culpabilisation, l’humiliation, imposer sans expliquer (sans urgence, ni danger), les punitions, l’indifférence, le rejet, l’exclusion et le jugement. Les modes de relation constructive sont l’écoute, le dialogue, expliquer nos intentions et nos actes, informer le jeune, l’inviter à participer aux prises de décision qui le concernent et l’encourager à assumer des charges de fonctionnement, d’organisation et de prise de décision, lui demander d’assumer la responsabilité de ses actes et de trouver lui-même des solutions de réparation à ses erreurs sans le juger, le condamner ou l’exclure. L'éducateur doit avoir une confiance complète dans les forces de l'enfant, respecter sa liberté d'action, préparer l’environnement nécessaire et favorable à son développement et favoriser la concentration, la prise de conscience, la responsabilité, la décision, le dépassement, l'autonomie. L'éducateur doit être capable d'observer les différences de rythme de l'enfant.
Le jeune est au centre du projet pédagogique et chaque jeune est important. Dans la structure d’accueil, le jeune doit se sentir «comme chez lui». Les relations entre les éducateurs et les jeunes sont empreintes d’une grande familiarité qui n’exclut pas le respect mutuel. Les moniteurs sont accessibles, se rendent disponibles et sont en nombre suffisant pour assurer une relation attentive avec chaque jeune. Le rythme d’apprentissage doit s’adapter à chacun et à sa tranche d’âge. L’apprentissage est multidisciplinaire (ateliers pédagogiques d’éducation à la Non-violence, musique, danse, théâtre, activités manuelles, artistiques, éducation à l’environnement). Il n’y a pas d’évaluation externe des compétences puisque chacun construit son propre apprentissage. Chaque jeune est encouragé à valoriser ses acquis qu’il pourra ensuite transmettre à d’autres s’il le souhaite. Notre référence morale et éthique est la Déclaration universelle des droits de l’homme proclamée par l’Assemblée Générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948.
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Nos valeurs:
La Non-violence:
Le respect de l’autre et de tout être vivant. Le refus d’exploiter, de profiter de l’autre et de le dominer. La défense des droits de l’homme par des moyens non-violents, sans pression physique, psychologique ou mentale sur l’individu, mais par la conviction en nos valeurs et la capacité d’écouter et de se faire entendre.
L’Ecologie :
Le concept que l’univers est un écosystème géant et que le respect de la nature est nécessaire à la vie sur terre, qu’il nous faut protéger notre environnement contre la pollution et la dégradation si nous voulons permettre à la génération actuelle et aux futures générations de vivre et de s’épanouir en bonne santé dans un milieu naturel.
La Liberté :
Le droit à la liberté et au choix est essentiel au bon fonctionnement de la vie familiale et sociale. L’individu doit avoir la possibilité de choisir et de décider par lui-même de son propre chemin pour pouvoir être une personne à part entière dans ses relations avec les autres et la société. C’est seulement en ayant le droit d’être soi-même dans son identité propre et dans son cheminement personnel qu’un être humain peut se réaliser, s’épanouir et avoir des relations authentiques.
La Solidarité :
C’est être conscient que nous appartenons à un groupe humain et social et que l’épanouissement des uns ne peut se faire sans l’épanouissement des autres, que l’entraide et le partage renforcent le lien social et construisent la société.
La Spiritualité :
L’être humain est doté d’une intelligence qui lui donne la capacité de créer, d’inventer, de conditionner et même de transformer le monde vivant. Il a donc une responsabilité énorme sur l’avenir de l’univers et de l’humanité. La spiritualité, c’est la conscience du lien entre l’homme, l’humanité et l’univers, de sa responsabilité mais aussi de sa vulnérabilité puisqu’il est d’abord relié et mortel. Chaque être humain a le droit de vivre sa spiritualité et le cheminement qui lui est propre sans pression ou contrainte sociale, idéologique ou religieuse.
Domaines d’activités éducatives
Education à la Non-violence, éducation à l’environnement, activités artistiques, activités théâtrales, échanges interculturels, dialogue interreligieux, lutte contre le racisme et les discriminations, droits des minorités, citoyenneté active, soutien et solidarité aux personnes vivant dans des pays en situation de conflit, chantiers de réinsertion, accueil de volontaires internationaux, gestion de l’eau et des ressources naturelles, simplicité volontaire et économie alternative.